Dans ce quatrième opus du Monde humain, Jacques Damade poursuit l’exploration de notre (dé)liaison avec l’animal.
Après Abattoirs de Chicago, Darwin au bord de l’eau et Du côté du Jardin des Plantes, la question est ici abordée via un sésame : le bestiaire.
Comment mesurer le rapport instauré avec le monde animal par l’homme à ce degré d’industrialisation, de technique et de numérisation ? Aller aussi bien du côté de la médecine, de la zootechnie, de l’élevage intensif, des abattoirs que du côté du langage, de la poésie, de l’écologie et de ces belles figures penchées sur le cousinage du vivant.
Interroger l’homme en maître de la nature, position cartésienne, adoptée sans limite, dopée à la toute-puissance de l’ingénierie.
Ce faisant, Jacques Damade tisse une tapisserie très personnelle, dans laquelle viennent se prendre les images pleines d’esprit et d’énigme de Jean-Michel Fauquet.