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Matricule 155 | Simon Radowitzky
Agustin Comotto
Article mis en ligne le 21 décembre 2017
dernière modification le 25 août 2018

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L’histoire du militant anarchiste d’origine ukrainienne Simon Radowitzky, emprisonné en Argentine au début du XXe siècle après avoir assassiné le chef de la police de Buenos Aires.
Le matricule 155 a collé à la peau de Simon Radowitzky pendant toute sa vie. Des pogroms perpétrés par les cosaques dans la Russie impériale de la fin du XIXe, jusqu’au massacre des manifestants du 1er mai dans l’Argentine de 1909, et pendant plus de vingt ans d’enfermement au fin fond des glaces d’Ushuaïa, Simon s’est battu.

Jusqu’où un homme peut-il résister pour un idéal ?
Cet idéal peut-il rendre invincible ?
Simon Radowitzky a été l’une de ces rares anomalies qui transcendent le mythe pour redevenir, après la misère, l’horreur et l’ignominie, ce qu’il voulait être : un homme simple et commun qui a lutté pour la justice.
Voici son histoire.

Simon Radowitzky, naît en 1891 dans une famille juive pauvre installée dans un hameau au sud-est de Kiev en Ukraine, qui est alors une province de l’empire russe.
Il devient militant dès son plus jeune âge et en 1904, encore mineur, est condamné à quatre mois de prison, pour avoir diffusé des tracts socialistes.
Début octobre 1905, il oblige, armé d’un pistolet, le conducteur de la chaudière de l’usine à tirer la sirène, signal convenu pour le début de la grève générale. Les jours suivants affrontements et barricades deviennent le quotidien des grévistes face aux militaires et aux flics. On comptera plus de cent morts dans les deux camps en une semaine.
Obligé de s’enfuir et quitter la Russie il débarque dans le port de Buenos Aires en mars 1908 où très rapidement il reprend l’activité politique.
Le 14 novembre 1909 en lançant une bombe contre sa voiture il tue le chef de la police de Buenos Aires, le général Falcon, ennemi juré de la classe ouvrière et qui avait juré d’en finir avec les anarchistes.
Arrêté, il est condamné au bagne à vie, enfermé au pénitencier de Ushuaïa dont il arrive à s’évader pour une courte durée en novembre 1918.
Dans les années qui suivent Simon deviendra un symbole des luttes ouvrières et une longue campagne pour sa libération obtiendra la grâce présidentielle après vingt ans de bagne.
Expulsé en Uruguay, Simon part en Espagne en 1936 pour rejoindre les brigades internationales, après la victoire de franquistes il se refugie en France quelques temps, puis part au Mexique ou il restera jusqu’à la fin de sa vie.

P.S. :

Matricule 155 | Simon Radowitzky
Agustin Comotto, Vertige Graphic, BD de 272 pages, 30 euros


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