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Les pièges du consentement
Catherine Le Magueresse
Article mis en ligne le 22 mars 2021

#metoo, #balancetonporc, #Iwas, #metooinceste… le monde entier bruisse des cris de révolte des victimes de violences sexuelles. De ces femmes et de ces enfants que l’on a dit consentant·es : toutes celles et ceux dont l’agresseur a pu soutenir qu’il croyait en leur assentiment – parce que non , « je ne l’ai pas forcée » – et parce que oui, elle était d’accord puisqu’elle « n’a pas réagi », « ne s’est pas débattue », « a partagé le secret », « est revenue », « ne s’est pas enfuie »…

Autant d’arguments au cœur de la stratégie de défense classique des agresseurs, ancrée dans la croyance tenace selon laquelle les violences sexuelles sont, au pire, des jeux qui ont mal tourné. « Que vaut le consentement des femmes dans un contexte de domination structurelle ? » demande Catherine Le Magueresse.

Admise devant les tribunaux sans être explicitement énoncée dans le Code pénal, la présomption de consentement dispense de l’obligation de s’assurer du consentement des victimes tandis que, de leur côté, les agresseurs ont droit à la présomption d’innocence. Présumer que les victimes étaient d’accord, n’est-ce pas admettre, en droit, le principe de leur disponibilité sexuelle ?

Ce livre propose de réfléchir à une redéfinition du consentement sexuel qui au lieu de justifier l’asservissement garantirait enfin la liberté de choix.