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Passe-Murailles #70 | La prison, peine de mort... sociale
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Article mis en ligne le 21 février 2018
dernière modification le 20 février 2018

par Auteur
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Passe-Murailles
Bimestriel du Genepi
N° 70 (Janvier / Février 2018)
Dossier La prison, peine de mort... sociale

Nous avons banni la peine de mort pour la remplacer par l’oubli, la mort sociale, l’indifférence.

La prison est avant tout un lieu de déshumanisation. Ainsi, la réclusion rompt inévitablement les interactions sociales des personnes incarcérées. Par principe, l’enfermement coupe le lien social des détenu∙e∙s avec l’extérieur.
Mais même au sein du périmètre de réclusion, la machine carcérale s’acharne à altérer toute possibilité de lien social. Dans la plupart des établissements, les invivables conditions de détention empêchent que des relations pérennes se développent (que ce soit entre les détenu.e.s ou entre détenu∙e∙s et surveillant∙e∙s). Cependant, si la surpopulation des prisons vétustes nuit effectivement à la formation d’interactions sociales pérennes, ce n’est rien comparé à la disparition presque totale du contact humain dans d’autres établissements carcéraux.

Si, dans la conscience collective, la prison est synonyme de repentir et de privation de liberté pour une durée déterminée, la réalité est bien plus terrifiante : la prison est une véritable peine de mort sociale. Une fois la sentence prononcée, elle ne s’arrête pas aux murs de la prison, elle ne connait aucune fin.

P.S. :

Passe-Murailles #70 | La prison, peine de mort... sociale
Genepi, 100 pages, 7 euros


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