Bandeau
Librairie Publico, spécialisée en livres anarchistes
Slogan du site

Librairie spécialisée dans les livres anarchistes et le mouvement ouvrier et révolutionnaire

Réfractions n°18 | Écologie, graines d’anarchie
Collectif Réfractions
Article mis en ligne le 30 mai 2007
dernière modification le 31 décembre 2018

Le problème environnemental, pour ne pas dire la catastrophe, commence enfin à être reconnu - avec réticence - par certaines instances officielles. Mais la crise écologique majeure n’est plus pour demain, elle est déjà là. Au menu, réchauffement climatique, pollutions généralisées, diminution dramatique de la biodiversité et fin de l’ère du pétrole.
Les organismes qui ont longtemps nié ou minimisé le problème, représentants des États et du capitalisme, proposent maintenant de le résoudre à leur manière, c’est-à-dire de manière technocratique et centralisée. Ils en profitent pour développer de juteux marchés ou renforcer le contrôle exercé par l’État. Ce problème a été dénoncé depuis plus de trente ans par des écologistes et des libertaires qu’on traitait d’illuminés. Ainsi, dans les années soixante-dix, des revues comme La Gueule Ouverte ou Survivre et vivre dénonçaient déjà les dangers de la société industrielle et les dégâts qu’elle cause à l’environnement et à la communauté humaine ; ainsi, Murray Bookchin introduisait le concept clef d’écologie sociale.

La rhétorique de la « croissance durable » est un écran de fumée : la croissance continue supposée par le capitalisme ne sera jamais durable ! Mais un discours sur la décroissance qui suggérerait que tout le monde doit resserrer sa ceinture de quelques crans, les exploités comme les exploiteurs, serait inacceptable : prendre au sérieux la crise de l’environnement exige donc de remettre en question non seulement la croissance, mais aussi le capitalisme.

Ce numéro de Réfractions analyse des expériences et explore des pistes qui convergent vers la notion d’autonomie. Des réponses non technocratiques aux problèmes environnementaux existent, ce sont aussi celles qui favorisent la décentralisation et l’autonomie (alimentaire, énergétique et organisationnelle) des individus et des groupes ; bref, celles qui sont porteuses d’une émancipation vis-à-vis du capital et de l’État.

Lire la suite sur le site de la Revue


NUMÉRO ÉPUISÉ : Vous pouvez retrouver l’ensemble des articles publiés dans ce numéro, en suivant ce lien.