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Le pillage de la nature
John Bellamy Foster et Brett Clark
Article mis en ligne le 30 juin 2022

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Cyrille RIvallan.

Réchauffement climatique, déforestation, disparition des espèces, chacun s’alarme des catastrophes écologiques présentes ou à venir mais peu remettent en cause le système qui les a provoquées : le capitalisme.

Reconnus comme des figures majeures de l’écomarxisme, John Bellamy Foster et Brett Clark explorent les œuvres de Marx et Engels afin d’élaborer une écologie politique matérialiste et dialectique. Cette approche originale alliant l’histoire, l’économie, la science et la politique déploie la question environnementale dans toute sa variété allant de l’agriculture à la maltraitance animale, en passant par l’alimentation et l’éco-impérialisme.

Leur critique à la fois féroce et méticuleuse vise non seulement le néolibéralisme mais aussi l’écologie réformiste qui s’accommode également de l’ordre capitaliste bourgeois. Dévoilant le lien entre dégradation écologique et domination sociale ils posent les bases d’une lutte révolutionnaire où l’émancipation implique la fin d’une double exploitation : celle des êtres humains et de la nature.

Car s’il s’agit bien d’en finir avec le pillage de la nature, les auteurs n’oublient pas que celui-ci est inhérent au pillage de l’existence humaine, à travers différentes formes d’oppression liées à la classe, la race et le genre.

Pris dans le processus capitaliste d’épuisement de la nature, être une chose vivante c’est toujours être un objet de l’expropriation.


John Bellamy Foster est rédacteur en chef de la Monthly Review et professeur de sociologie à l’université de l’Oregon.
Brett Clark est rédacteur en chef adjoint de la Monthly Review et professeur de sociologie à l’université de l’Utah.