État de vigilance. Critique de la banalité sécuritaire

samedi 12 juin 2010
par  max
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JPEG - 2.1 ko Des réformes pénales aux sommets climatiques en passant par les mesures de santé, l’impératif de précaution a envahi nos existences. L’état de vigilance s’impose aux individus non moins qu’aux institutions : il désigne l’obligation de demeurer sur ses gardes et d’envisager le présent à l’aune des menaces qui pèsent sur lui. Cette éthique de la mobilisation permanente est d’abord celle du marché, et ce livre montre le lien entre la banalité sécuritaire et le néolibéralisme. On découvre la complicité secrète entre des États qui rognent sur la démocratie et des citoyens qui aiment de moins en moins leur liberté. L’État libéral-autoritaire produit des sujets et des peurs qui lui sont adéquats. C’est à cette identité nouvelle entre gouvernants et gouvernés qu’il faut apprendre à résister.


Le Bord de l’eau, 158 pages, 16 euros