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et autres textes

Participant enthousiaste à la révolution parisienne de 1848, Joseph Déjacque part en exil après avoir tâté des geôles et des pontons. En Angleterre puis aux États-Unis – où il fonde le Libertaire –, l’anarchiste fustigera autant le nouveau régime que ses faux critiques, qu’ils soient républicains à la sauce Hugo ou socialistes autoritaires révolutionnaires à la sauce Blanqui.

Ouvrier-colleur de papiers peints, il défendra dans ses écrits la tentative insurrectionnelle de John Brown pour libérer des esclaves du Sud ; encouragera les révolutionnaires italiens à brûler le Pape sur son trône ou tonnera contre l’exploitation des femmes dans une polémique avec Proudhon.

Mais qu’en est-il de tout le reste, et pourquoi donc relire Déjacque aujourd’hui, à l’heure où les ravages du capitalisme industriel, du totalitarisme démocratique et de la guerre technologisée ne cessent de nous meurtrir ?

Peut-être simplement pour aller au bout de l’idée anarchiste, celle qui entend détruire tout pouvoir (patriarcal, religieux, bourgeois, populaire), telle qu’elle a pu être pensée à l’aune d’une expérience insurrectionnelle, celle de 1848.

Comme on sort de sa poche une boussole, rouillée par le vent mauvais des civilisés, mais dont les aiguilles pointent toujours vers un horizon foisonnant de liberté.


Précédé de « Déjacque ou la passion anarchiste » par Petra Rollinger).